Apr 09

Conférence sur le Pont de Laversine à Saint Maximin

Ce vendredi 07 avril, dans le cadre de l’exposition “La révolution ferroviaire dans l’Oise” qui est un partenariat entre la commune de Saint-Maximin et la Maison de la pierre, Daniel Leclerc a présenté les résultats de ses recherches sur le Pont de Laversine. Ces recherches ont été réalisées dans différentes archives, dont les archives départementales de l’Oise à Beauvais, les archives de la SNCF au Mans mais aussi les archives militaires.

Le pont de Laversine, pour certains de La Versine, voire de L’Aversine, a été construit en 1859 et détruit lors de chaque guerre en 1870, 1914 et 1940. En l’attente de la reconstruction du pont, une déviation provisoire a été établie suivant différents tracés, par les allemands en 1870 et les français en 1914. Ces différents éléments nous ont été présentés par Daniel durant une petite heure.

Le site de la Maison de la Pierre était le lieu idéal pour cette conférence. Comme l’a rappelé le maire, Saint- Maximin s’est développé avec les carrières, le fluvial et la voie de chemin de fer reliant Paris à Creil.

Introduction de la conférence par Mélanie Baticle de la Maison de la Pierre :

 

 

Début de conférence de Daniel Leclerc :

Un grand merci au Maire de Saint Maximin et à la Maison de la Pierre pour leur accueil et la mise à disposition de cet espace très agréable.

 

 

Quelques photographies complémentaires pour illustrer ce moment de partage

 

Apr 02

Appel pour la sauvegarde du site Marinoni à Montataire et l’inscription comme Monument Historique

 

L’appel continue, avec comme objectif de recueillir, au minimum, 1 500 signatures d’ici la fin du mois de juin 2017… Nous vous présentons un échantillon de témoignages de soutien : merci !

Il est à noter que les habitants se sont montrés particulièrement sensibles au problème soulevé lors des présences de l’association sur les marchés de Creil et de Montataire. Ceux qui ont vécu une partie de leur vie à Montataire et sont repartis dans leur région ont également répondu à l’appel de l’AMOI. Certains ont même quitté la France pour retrouver leurs racines (Tunisie, Canada, Italie…) et par leur vision et leurs souvenirs, reflètent l’incroyable rayonnement du bassin creillois à une époque industrielle pas si lointaine…

 

D’abord des personnes ayant passé une partie de leur vie à Montataire, continuant ou pas à y vivre :

  • « Né à Montataire cette usine représente pour moi une période faste pour les travailleurs.»
  • « Un très beau bâtiment à conserver en mémoire du passé industriel et architectural. Il peut être recyclé de diverses manières. Un concours à projets serait une solution, après il faut trouver le financement... »
  • « J’ai passé 30 ans de ma vie dans cette entreprise et je souhaite que ces murs soient sauvegardés pour la mémoire.»
  • « Je signe car Marinoni m’a fait vivre 34 ans.»
  • « Bon courage pour maintenir cette façade du patrimoine de la ville où j’ai travaillé 42 ans chez Usinor, Sollac, ArcelorMittal…»
  • « Pratiquement toute ma carrière derrière ces murs. Respect…»
  • « On ne peut effacer 25 ans de ma vie !»
  • « Moi aussi j’y ai travaillé 31 ans et derrière l’enseigne MARINONI. Même si ce n’est qu’une usine, on était fier de construire de belles machines. Maintenant, les bâtiments historiques pourraient être sauvés, comme cela a été magistralement fait dans l’ancienne usine Parvillée à Cramoisy. »

Des signatures de toute la France et au-delà, mais aussi de plusieurs historiens ou de spécialistes du patrimoine industriel :

  • « Très beau patrimoine industriel à sauver, conserver et réinvestir !»
  • « Il faut toujours garder en mémoire les vestiges du passé pour les générations futures….ne serait que pour voir ce qu’il ne faut pas faire et éviter de refaire les erreurs du passé.»
  • « Façades et édifices en arrière à sauvegarder de toute évidence, à reconvertir ! (Ancien secrétaire général du CILAC, 1993 – 2012) »
  • « Je tiens aux monuments et à l’histoire vécue de toute la France et surtout de l’Oise ou je suis né et où j’ai vécu» (de Tunisie)
  • « J’ai travaillé de 1985 à 2004 pour cette usine comme démonstrateur. Avec ses exportations elle a été un des fleurons de technologie, elle a participé activement à l’essor avec tous les travailleurs qu’elle employait à Montataire, dans l’Oise et même du monde entier sans oublier la sous-traitance. Grâce à elle et son centre de formation, Montataire était connue dans le monde entier. Les bâtiments devraient y abriter un musée de l’imprimerie et des machines qui y ont été fabriquées» (du Canada)
  • « J’ai habité Montataire (commerce) et j’en garde de bons souvenirs» (d’Italie).

N’hésitez pas à diffuser l’appel Marinoni, en signant et en faisant signer : soutenez l’AMOI !

Apr 01

L’HISTOIRE DES FORGERONS DE MONTATAIRE de 1849 à 1989

“Les portes de la Bourse du Travail à Creil étaient grandes ouvertes le 31 mars 2017 à 18 heures, pour accueillir un public que nous espérions nombreux à la conférence de Raphaël Garcia sur l’Histoire de la section CGT des Forges de Montataire de 1849 à 1989.

L’accueil de Raphael était aussi l’occasion de retrouvailles entre des amis :

 

Lors de cette conférence, dont l’organisation était placée sous la houlette de Jean Pitkevicht, nous avons découvert les coulisses de la section CGT des Forges de Montataire et des forgerons de Montataire, récit ponctué d’anecdotes inédites, voire mettant en scène d’illustres personnages.

Début de la conférence :

Quelques photos du moment partagé :

 

A l”issue d’une heure et demi de conférence, duement orchestrée par Jean Pitkevicht, les discussions se sont poursuivies autour du verre de l’amitié.

Mar 30

“Mémoires d’un jeune picard au temps des 30 glorieuses”, partage avec Jean Libert

 

Samedi 25 mars 2017, journée des Auteurs indépendants à la médiathèque Antoine Chanut de Creil… La salle Malek Chebel était trop petite pour accueillir la cinquantaine de personnes venues à la rencontre de Jean Libert, pour une causerie dédicace de 2 heures à l’occasion de la parution de son livre “Mémoires d’un jeune picard au temps des 30 glorieuses“.

 
Une occasion pour se découvrir de part et d’autres, de faire connaissance, de mettre, pour Jean, un nom sur des visages… l’émotion de ce moment était palpable dans la salle.

 

Jean est revenu sur son parcours, sur son implication dans l’AMOI dont il est l’un des co-fondateurs, invitant fermement au passage à signer massivement la pétition “Marinoni”, et sur son cheminement vers l’écriture. En avant propos, il a remercié Evelyne Boufflet, secrétaire de l’AMOI qui, à la lecture de ses premiers textes, l’a encouragé à poursuivre.

 
Ses écrits, comme il le dit, se sont nourris aussi de ceux des autres, des souvenirs et du vécu des autres, sous l’oeil bienveillant et correcteur de son père qu’il appelle communément “Michel”, également présent dans la salle.

 Puis il a laissé la parole à la salle et nombreux sont ceux qui se sont exprimés, se sont retrouvés dans ses écrits, dans tant de textes qui font échos à leurs propres souvenirs d’enfants ou d’adultes.

 Cette rencontre s’est terminée par une séance de lecture à haute voix du chapître “Je me souviens… de la Métobécane… ” par quelques élèves appliqués face à leur Maître…  

 

Merci Jean ! 

 

Eliane pour l’AMOI

 

Un article, plus détaillé, sera publié dans un des prochains Chiers de l’AMOI.

Plus d’information sur Jean Libert : Facebook

Mar 25

Sortie au familistère de Guise le 16 juin 2017

Visite guidée du Familistère Godin

 

Jean-Baptiste André Godin naît en 1817 dans une famille très modeste à Esquéhéries (Aisne). C’est en parcourant la France pour perfectionner son métier de serrurier qu’il se met en quête d’un idéal pratique de justice sociale. Cet ouvrier inventif crée en 1840 un petit atelier de fabrication de poêles en fonte de fer. Une vingtaine d’années plus tard, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson à Guise et à Bruxelles. Cet industriel autodidacte atypique est aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il devient député de l’Aisne en 1871.

Nourri des idées de Saint-Simon, d’Étienne Cabet ou de Robert Owen, Godin a en 1842 la révélation de la doctrine de Charles Fourier. Il sera socialiste phalanstérien. Godin adhère à l’École sociétaire fondée par les disciples de Fourier. Le jeune industriel se révèle plus déterminé que le polytechnicien Victor Considerant dont il a soutenu en 1853 l’essai de colonie fouriériste au Texas. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Pendant trente ans, avec l’aide de sa compagne Marie Moret, Godin se consacre entièrement à sa mission réformatrice. Il surmonte toutes les oppositions : du Second Empire, puis de la République conservatrice, de ses concurrents en industrie, des fouriéristes, des habitants de la ville, de sa femme, de son fils, des employés et ouvriers de ses usines. Cependant, à partir de 1864, de nombreuses personnalités et délégations de coopérateurs de réputation nationale et internationale, visitent le Palais social et contribuent à faire connaître l’expérience de Godin en France et surtout à l’étranger : le philosophe Jules Simon ; l’architecte Henry Roberts, Wladimir Taneeuw, avocat fouriériste russe ; le pédagogue Jean Macé ; Edward Vansittart Neale, leader du mouvement coopératif anglais ; le poète et député Clovis Hugues ; les délégations des chambres ouvrières de Paris ; le socialiste américain Lawrence Gronlund, August Strindberg, Émile Zola…
Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale.

Mar 25

10ème anniversaire de l’AMOI: les 4 et 5 décembre 2010

10ème anniversaire de l’AMOI: les 4 et 5 décembre 2010

En cliquant sur la petite photo, on obtient la version originale

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Mar 22

Le progrès (Région Auvergne Rhône-Alpes), 18 mars 2017

Montataire, la ville trompée par deux présidents

Pendant l’élection présidentielle, retrouvez notre série de reportages dans des villes du pays emblématiques des préoccupations des Français.

Une pétition a été lancée pour sauver le site Gross/Marinoni, vandalisé ces derniers mois. Les métaux ont été volés et les bâtiments de briques menacent de s’effondrer. Photo R. B.

 

Accès à l’information

 

Mar 18

Lettre de l’AMOI numéro 35

Lettre de l’AMOI numéro 35 :

 

Le mot de l’association

  • La composition du nouveau bureau
  • Les commissions
  • Les coordonnées
  • Les actualités à venir et les sorties

Amoi Lettre 35

 

Mar 18

A la rencontre du Pont Colbert de Dieppe

Mis en service en 1889 à Dieppe, contemporain de la tour Eiffel, le pont Colbert à été construit dans les ateliers de la « Société des Ponts et Travaux en Fer » à Montataire. Un tablier de 75m de long, un poids total de plus de 800 tonnes, il pivote sur un axe pour laisser passer les navires du port de commerce. C’est le dernier exemplaire de cette époque qui fonctionne avec son mécanisme d’origine en Europe ! Promis à la démolition depuis quelques années, le « Comité de Sauvegarde du Pont Colbert » s’est battu pour le sauver depuis 2009, et c’est le 07 Mars 2017 que le pont a enfin officiellement été inscrit aux monuments historiques par le préfet de région.

 

L’AMOI organise une sortie le 13 mai 2017 pour (re)découvrir le pont fabriqué par une entreprise creilloise

L’inscription se passe ici : Dieppe-130522017

 

Mar 05

Montataire, ce mercredi. L’association Amoi veut sauvegarder la façade des usines Marinoni en tant que patrimoine industriel du Bassin creillois.

Sa façade de briques rouges rappelle les belles heures de l’industrie du Bassin creillois. L’ancienne entrée de l’usine Marinoni, reprise par Goss puis fermée il y a trois ans, est pourtant aujourd’hui à l’abandon. Considérant que ce pan de mur est historique, l’association pour la Mémoire ouvrière et industrielle (Amoi) du Bassin creillois vient de lancer une pétition. Son objectif est de sauvegarder cette façade ainsi que les ateliers Perret « avant qu’il ne soit trop tard ».

Le parisien, 1ier mars 2017 

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