Mar 25

Sortie au familistère de Guise le 16 juin 2017

Visite guidée du Familistère Godin

 

Jean-Baptiste André Godin naît en 1817 dans une famille très modeste à Esquéhéries (Aisne). C’est en parcourant la France pour perfectionner son métier de serrurier qu’il se met en quête d’un idéal pratique de justice sociale. Cet ouvrier inventif crée en 1840 un petit atelier de fabrication de poêles en fonte de fer. Une vingtaine d’années plus tard, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson à Guise et à Bruxelles. Cet industriel autodidacte atypique est aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il devient député de l’Aisne en 1871.

Nourri des idées de Saint-Simon, d’Étienne Cabet ou de Robert Owen, Godin a en 1842 la révélation de la doctrine de Charles Fourier. Il sera socialiste phalanstérien. Godin adhère à l’École sociétaire fondée par les disciples de Fourier. Le jeune industriel se révèle plus déterminé que le polytechnicien Victor Considerant dont il a soutenu en 1853 l’essai de colonie fouriériste au Texas. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Pendant trente ans, avec l’aide de sa compagne Marie Moret, Godin se consacre entièrement à sa mission réformatrice. Il surmonte toutes les oppositions : du Second Empire, puis de la République conservatrice, de ses concurrents en industrie, des fouriéristes, des habitants de la ville, de sa femme, de son fils, des employés et ouvriers de ses usines. Cependant, à partir de 1864, de nombreuses personnalités et délégations de coopérateurs de réputation nationale et internationale, visitent le Palais social et contribuent à faire connaître l’expérience de Godin en France et surtout à l’étranger : le philosophe Jules Simon ; l’architecte Henry Roberts, Wladimir Taneeuw, avocat fouriériste russe ; le pédagogue Jean Macé ; Edward Vansittart Neale, leader du mouvement coopératif anglais ; le poète et député Clovis Hugues ; les délégations des chambres ouvrières de Paris ; le socialiste américain Lawrence Gronlund, August Strindberg, Émile Zola…
Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale.

Mar 25

10ème anniversaire de l’AMOI: les 4 et 5 décembre 2010

10ème anniversaire de l’AMOI: les 4 et 5 décembre 2010

En cliquant sur la petite photo, on obtient la version originale

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Mar 22

Le progrès (Région Auvergne Rhône-Alpes), 18 mars 2017

Montataire, la ville trompée par deux présidents

Pendant l’élection présidentielle, retrouvez notre série de reportages dans des villes du pays emblématiques des préoccupations des Français.

Une pétition a été lancée pour sauver le site Gross/Marinoni, vandalisé ces derniers mois. Les métaux ont été volés et les bâtiments de briques menacent de s’effondrer. Photo R. B.

 

Accès à l’information

 

Mar 18

Lettre de l’AMOI numéro 35

Lettre de l’AMOI numéro 35 :

 

Le mot de l’association

  • La composition du nouveau bureau
  • Les commissions
  • Les coordonnées
  • Les actualités à venir et les sorties

Amoi Lettre 35

 

Mar 18

A la rencontre du Pont Colbert de Dieppe

Mis en service en 1889 à Dieppe, contemporain de la tour Eiffel, le pont Colbert à été construit dans les ateliers de la « Société des Ponts et Travaux en Fer » à Montataire. Un tablier de 75m de long, un poids total de plus de 800 tonnes, il pivote sur un axe pour laisser passer les navires du port de commerce. C’est le dernier exemplaire de cette époque qui fonctionne avec son mécanisme d’origine en Europe ! Promis à la démolition depuis quelques années, le « Comité de Sauvegarde du Pont Colbert » s’est battu pour le sauver depuis 2009, et c’est le 07 Mars 2017 que le pont a enfin officiellement été inscrit aux monuments historiques par le préfet de région.

 

L’AMOI organise une sortie le 13 mai 2017 pour (re)découvrir le pont fabriqué par une entreprise creilloise

L’inscription se passe ici : Dieppe-130522017

 

Mar 05

Montataire, ce mercredi. L’association Amoi veut sauvegarder la façade des usines Marinoni en tant que patrimoine industriel du Bassin creillois.

Sa façade de briques rouges rappelle les belles heures de l’industrie du Bassin creillois. L’ancienne entrée de l’usine Marinoni, reprise par Goss puis fermée il y a trois ans, est pourtant aujourd’hui à l’abandon. Considérant que ce pan de mur est historique, l’association pour la Mémoire ouvrière et industrielle (Amoi) du Bassin creillois vient de lancer une pétition. Son objectif est de sauvegarder cette façade ainsi que les ateliers Perret « avant qu’il ne soit trop tard ».

Le parisien, 1ier mars 2017 

Mar 05

Marinoni, un monument de notre patrimoine en danger

Appel pour préserver les façades et les ateliers Perret de l’usine Marinoni à Montataire (Oise, France)

Un monument de notre patrimoine en danger : L’usine Goss (ex-Marinoni) de Montataire a fermé ses ateliers, bureaux et portes il y a maintenant 3 ans. Le site porte encore les marques visibles et la mémoire de l’activité industrielle, mais pour combien de temps encore ?

L’Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois (AMOI), inquiète sur le devenir du site de Montataire, estime qu’il s’agit bien d’un monument de notre patrimoine aujourd’hui en grand danger.La dégradation de l’usine risque d’être irréversible si nous n’agissons pas  !

Vous trouverez le détail de cet appel dans le fichier joint.

Amoi appel Marinoni 02-2017

L’appel a été diffusé sur Change.org, vous pouez le signer : https://www.change.org/p/amoi-marinoni-un-monument-de-notre-patrimoine-en-danger

Suivi de l’appel sur Internet  :

Jan 26

Visite de l’usine de la Société Normande de Carton Ondulé (SNCO)

Vendredi 20 janvier 2017, l’AMOI organisait une nouvelle visite d’entreprise. L’usine de la Société Normande de Carton Ondulé (SNCO), à Nogent-sur-Oise, filiale du Groupe International Paper, nous ouvrait exceptionnellement ses portes.

Sur la photo: le groupe de 14 personnes pose sur le perron de l’entreprise avant une présentation du groupe IP et un parcours de découverte du site industriel nogentais. Un accueil sympathique pour un moment passionnant et… convivial!

 

 

Compte Facebook de l’entreprise

 

Jan 20

Intervention de l’AMOI au TICCIH, colloque international sur le patrimoine industriel

Quel rôle peut jouer une association locale ?    Un exemple : l’AMOI

L'AMOI au TICCIH 2015

 

À la suite du colloque « Histoire et patrimoine industriels de l’Oise », organisé en 2007 aux Archives départementales de l’Oise, et après l’inventaire des sites industriels effectués depuis peu, l’Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois (AMOI) s’interroge toujours sur la pertinence de son action, les réactions suscitées et les leçons à en tirer. À partir du projet initial, qui a évolué, de présentation du « passé prestigieux sur le plan industriel du bassin creillois et les conséquences de ce passé sur l’espace urbain » 1 et la vie quotidienne, comment peser sur les décisions prises par les collectivités territoriales, confrontées par ailleurs à des difficultés économiques et sociales, pour qu’enfin l’histoire industrielle et la mémoire du travail trouvent toute leur place, qu’un certain nombre de « bijoux » patrimoniaux soient conservés et mis en valeur ?

 

Les grands travaux de restructuration du territoire central de l’agglomération creilloise (75 000 habitants, située à 50 km au nord de Paris) autour de la gare et de l’ancien quartier des Usines, sont l’occasion pour chacun des acteurs de montrer qu’il est possible de regarder l’avenir sans faire table rase du passé, ici de dépasser une image encore négative mais sans oublier la vie ouvrière et les luttes sociales, les prouesses techniques sorties des ateliers et l’espace occupé par les usines. Décideurs et concepteurs doivent également en débattre avec la population actuelle, de fait directement concernée ! Pour sa part, association construite entre mémoire et histoire, patrimoine et économie, culture et tourisme, l’AMOI ne se contente pas d’être « une société d’histoire locale » et entend bien jouer son rôle pour continuer à sensibiliser autour du patrimoine industriel.

Pour le conseil d’administration, Thierry Dublange (4 décembre 2014).

Association pour la Mémoire Ouvrière et industrielle du bassin creillois Congrès du TICCIH Lille septembre 2015

 

 

Jan 19

Le tour de gare de l’AMOI

En 2014, l’AMOI a créé un circuit autour de la gare SNCF de Creil. Ce parcours pédestre qui traverse des quartiers en pleine rénovation, permet une découverte du passé industriel de l’agglomération.

L’AMOI peut organiser pour un groupe, un tour de gare commenté, un voyage dans le temps entre 1850 et 1925. Il suffit de nous contacter.

Départ :  gare SNCF de Creil,
Arrivée :  gare SNCF de Creil.
Durée :  environ 2 heures.
Longueur :  6 Km.
Parking :  gare SNCF de Creil (payant).

Illustration du circuit proposé par l’AMOI :

 

Reportage France 3 Picardie du tour de gare en 2014


Creil : randonnée printemps de l’industrie
 

 

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